Paroisse Catholique Francophone de Milan
Messe paroissiale
tous les dimanches à 9h30
- hors vacances scolaires de l'école française - en l'église Beata Vergine Addolorata in San Siro située Piazza Esquilino,1 à Milan.
Accès: Tram 16 direction San Siro, arrêt Esquilino-Palatino (deux arrêts avant le stade).
Garderie pour les enfants
de 6 mois à 3 ans.

La paroisse Christ Roi de Milan est hébergée par la paroisse Beata Vergine Addolorata in San Siro.

Secrétariat :
paroissemilan@yahoo.fr

Les messes :
samedi soir à 18h (en italien), dimanche à 8h30 (en italien), à 9h30 (en français), à 10h45 (en italien) à 12h (en italien) et à 18h (en italien)



Don Donato Pastori
Curé de la paroisse Christ-Roi de Milan depuis septembre 2004 et également curé de la paroisse B.V. Addolorata in San Siro.

Tél : 02.40.76.944
Email de Don Pastori :
donatopastori@tiscali.it

Secrétariat :
paroissemilan@yahoo.fr





"Je vous donne
un commandement nouveau :
Aimez-vous
les uns les autres; comme je vous ai
aimés, vous aussi, aimez-vous
les uns les autres."
Jean 13:34



Don Donato Pastori
Curé de la paroisse italienne de l'Addolorata
Curé de la paroisse Christ-Roi de Milan


Difficile d’avoir un moment tranquille avec Don Donato !

Toujours à courir, « la tête dans le guidon » à fond ! Comme le grand sportif qu’il est, amoureux de la montagne au point de tout lâcher une fois par semaine pour grimper l’été ou faire du ski de randonnée l’hiver. L’indispensable bol d’air à cet homme bouillonnant pour réfléchir, méditer, ruminer La Parole, s’élever toujours plus.

Don Donato Pastori est né à Ossona, un petit village de Lombardie, « là-bas... » dit-il en montrant vers le nord. « Ma famille est d’origine paysanne, je suis l’ainé de trois enfants. Une soeur mariée et mère de famille, et mon frère Emilio, 9 ans plus jeune que moi, handicapé mental. Emilio compte beaucoup pour moi, il m’a aidé à comprendre la simplicité de la vie et à avoir de l’amour pour la vie. Il est toujours attentif, délicat... Tout petit déjà je voulais être missionnaire. Dès que j’ai pu, je suis entré au séminaire : 2 ans à Seveso et 9 ans à Venegono. J’ai été ordonné prêtre en 1973, 34 ans déjà... » Don Donato marque une pause, comme s’il était surpris lui-même par ce chiffre.« Après de nombreuses années passées au service de différentes paroisses dans de petites villes de Lombardie, j’ai enfin réussi à partir en Afrique ! J’ai passé 9 ans au Cameroun. Ce fut une expérience très enrichissante, qui m’a beaucoup plue. Je suis rentré en Italie au mois de septembre 2003, date à laquelle on m’a confié la paroisse de l’Addolorata. Et puis, j’ai fait la connaissance de la communauté française qui à l’époque n’avait plus de curé. Je venais vous dire de temps en temps la messe en français »

Voilà comment très vite, en quelques mots, cet homme discret, au regard direct et franc, résume sa vie. Quelques mots simples qui cachent une vie riche, occupée à 100 % et à 100 km/heure !
Lorsque je lui demande de me parler de la communauté française, il s’anime enthousiaste : « J’apprécie que la communauté française soit responsable d’elle-même. Elle est capable de gérer la vie chrétienne de ses membres (catéchèse, groupe de réflexion, chorale..) tout en demandant au prêtre le soutien « typique » de sa fonction, c’est à dire qu’elle n’attend pas tout du prêtre. Elle est capable de se mettre en service et au service d’elle-même. Peut-être faut-il voir les années que vous avez passées sans prêtre comme une bénédiction ! C’est un peu provocateur, mais réfléchissez, si vous n’aviez pas connu ce besoin de vous prendre en charge vous n’auriez peut-être jamais compris la raison d’être d’une communauté chrétienne. Une communauté d’amour, de partage, active et vivante, dont le noyau reste les laïcs avec la contribution d’un prêtre. Je suis heureux d’accueillir la communauté française dans la paroisse de l’Addolorata et j’attends de votre communauté qu’elle reste dans l’action, bien vivante et visible dans la cité de Milan, liée à l’endroit où elle se trouve. Ne perdez pas cet esprit si fort qui vous anime, votre risque serait alors de retomber dans la routine, de redevenir de simples consommateurs passifs, ce ne serait plus une communauté vivante. »

Don Donato s’amuse du questionnaire façon « Proust » que je lui propose et accepte avec un grand sourire de s’y soumettre :

Quel est le principal trait de votre caractère ?
L’espérance et l’enthousiasme.

Votre principale qualité ?
L’optimisme.
Je lui propose d’y ajouter la disponibilité ; qualité que nous avons pu tant de fois apprécier au sein de la communauté française.
Oui, peut-être, j’y pensais mais j’avais peur de paraître un peu orgueilleux ! J’essaye d’appliquer la règle de répondre toujours oui tant que je ne trouve pas une bonne raison de dire non.

Votre principal défaut ?
La paresse.

Auriez-vous aimé être différent ?
Non !

Quel est le don de la nature que nous auriez aimé recevoir ?
Je suis content de ce que j’ai déjà reçu.

Où aimeriez-vous vivre ?
J’ai toujours eu comme principe de vie de m’adapter à l’endroit où je suis, donc nulle part ailleurs.

Quelle est votre occupation préférée ?
Réfléchir sur les principes de la vie et annoncer La Parole.

Pourquoi avoir choisi de suivre le Christ ?
Je découvre de plus en plus que le Christ est le sens de la vie.

Quel est votre idéal de bonheur terrestre ?
La sérénité

Quel serait votre plus grand malheur ?
J’ai peur de devenir aveugle ou de perdre l’usage de mes membres, ce serait dramatique pour moi, mais sur le plan moral, ce serait de perdre le sens de la beauté de la vie.

Qu’est ce que vous détestez par-dessus tout ?
Rien ne me décourage pour l’instant.

Que possédez-vous de plus cher ?
La joie de la vie

Quel est pour vous le comble de la misère ?
La dégradation morale

Pour quelle faute avez-vous le plus d’indulgence ?
Il n’y a pas de faute impardonnable, même les plus graves.

Votre qualité préférée chez l’homme ? et chez la femme ?
Chez l’homme, l’honneteté, et chez la femme... elle est le signe de la beauté de la vie, l’image de la bonté, de l’appui... tout ce qui dégrade cette image est insuportable.

Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?
La fidélité

Quelle est votre prière préférée ? Votre évangile ou texte préféré ?
Je préfère la méditation à partir de La Parole plus qu’une prière qui n’est qu’une formule. J’aime par dessus tout le récit du dernier repas de Jésus avec ses disciples dans l’Evangile de Jean (Evangile selon St Jean : B - Le Dernier Repas, chapitres 13 à 17) C’est bouleversant !

Quels sont vos saints et saintes préférés ?
Peut-être St François d’Assise pour sa vie radicale, même si je suis convaincu que lui seul pouvait vivre de cette façon. Mon idéal de saint est celui qui a dans sa vie le plus d’équilibre, comme la Vierge Marie. La Vierge a une sainteté de tous les jours, elle est là à sa place, sans éclat, sans fait extraordinaire aux yeux des hommes de son temps.

Quels sont vos héros dans la vie réelle ? et dans l’histoire ?
J’essaye de ne pas faire de différence entre les hommes, on ne voit en général que le beau côté des héros. Je suis convaincu que nous sommes tous à notre manière des héros, appelés à la sainteté avec nos faiblesses

Quel est à votre avis le plus grand mal de notre époque ?
Notre société est liée à l’émotion et aux sentiments du moment. On vit à partir d’émotion sans chercher la vérité. N’est valable que le sentiment de l’instant, comme je le sens et non ce qui est vrai. C’est l’homme qui se prend pour la mesure de la vérité.

Quelle serait la vertu la plus nécessaire aujourd’hui ?
La Vérité

Quelle est la réforme sociale que vous admirez le plus ?
..... j’aimerais tant plus de transparence, alors la réforme.... ??? je ne sais pas !

Si vous étiez 1er ministre, quelle serait votre 1ère mesure ?
Je désirerais une politique plus attentive à la Vérité, qui va au fond des problèmes, capable de considérer les hommes, de reconnaître la dignité de tous.

Et si vous étiez pape, votre 1er labeur ?
Les papes font très bien leur travail... mon idéal de pape est Paul VI, parce que c’est un pape qui a été capable de lire l’histoire et de comprendre le pardon

Si vous pouviez faire un miracle ?
Je n’aime pas les miracles spectaculaires. Je préfère les changements secrets des coeurs aux faits extraordinaires

Pour vous, qu’est-ce que réussir sa vie ?
Etre capable de s’adapter à toutes les situations, mêmes les plus difficiles

Que diriez-vous à un groupe de jeunes adolescents à propos de la vie ?
Il faut vivre la vie ensemble !

Et à des parents désemparés de voir leurs enfants déserter l’Eglise ?
« Le vase ne perd jamais son permier parfum ! ». L’important est de donner les valeurs de l’Evangile, le reste on le laisse à l’Esprit Saint.

Qu’avez-vous réussi de mieux dans la vie ?
Je suis content comme je suis, si je devais renaître je referai pareil

S’il vous restait une heure à vivre, qu’en feriez-vous ?
Dans la prière, j’essayerai de comprendre ce moment ; la prière pour attendre avec sérénité.

Quel est le regret de votre vie ?
Aucun

Votre espérance ?
Toujours garder les valeurs que j’aie en moi, être toujours optimiste

Votre mot de la fin ?
La vie vaut vraiment la peine d’être vécue !



Propos recueillis le 15 décembre 2007 par Béatrice Fennebresque